Tout public

 

« Le Cabaret Amoureux »

Cabaret poétique et musical

Ce nouveau spectacle, créé avec un immense succès, dans le cadre de la Saint Valentin 2015, à la Médiathèque de Pithiviers se décline en poèmes, chansons et musique. La Caravane des Poètes y mêle les poètes du passé, passeurs de mémoire et inventeurs de formes codifiées qui constituent un formidable répertoire dont la valeur d'usage est loin d'être épuisée et ceux qui inventent aujourd'hui des ruptures radicales ou « bricolent », parmi les désordres d'une planète affolée, des assemblages de mots qui sont autant de petits mondes enchantés ou désenchantés.


Dans la tradition du cabaret littéraire qui à connu tant de succès à Montmartre au temps de Bruant et du Chat noir, ce Cabaret amoureux est interprété par quatre artistes dont deux chanteurs et un guitariste. Il manie le lyrisme et l'humour, le délire verbal et l'émotion.



Le montage propose un florilège de poèmes d'amour, amours roses ou amours rosses, amours grises ou amour noir, du Baroque au Romantisme, de l'amour courtois à l'amour fou des surréalistes, avec des auteurs tels André Breton et Aragon ou Louise Labé, de Hugo à Marceline Desbordes-Valmore, de Jacques Prévert à Paul Eluard, de Jean L'Anselme à Baudelaire, de René de Obaldia à Desnos,... Amour toujours dans les méandres du paysage poétique contemporain chez Ludovic Janvier,Valérie Rouzeau, Charles Pennequin, Chritophe Tarkos, Gherasim Luca, François David ou Jean-Pierre Verheggen,...



Certains poèmes sont mis en musique par Sébastien Duchange, guitariste et compositeur, proposant ainsi au public des interprétations inédites de textes parfois très connus, comme par exemple le serpent qui danse de Baudelaire. Quelques célèbres chansons d'amour sont proposées en duo avec Sébastien Duchange et Julie Autissier, de Barbara et Léo Ferré à Piaf, Nougaro ou Boris Vian,...



Avec quatre comédiens et chanteurs de la Caravane des Poètes : Julie Autissier (chant), Pauline Maharaux, Marie Poumarat et Sébastien Duchange (guitare et chant)







Tirons la langue – ou de Rabelais au rap –

C’est un hommage au langage – matière, à tous ces poètes qui, de Rabelais à Julien Blaine, du Michaux du Grand Combat au Joyce de Finnegans Wake, ont mis en fusion la matière sonore des mots. Babil amoureux, babil enfantin, recours à l’argot , harmonie imitative, onomatopées, rêveries délirantes de Brisset sur l’origine du langage, mots-valises, calembours et contrepets, transe verbale d’Artaud et glossolalie des Gnostiques, « écrit-parler » de Zazie, allitérations et assonances : on entre dans l’univers du langage-rythme, du langage-pulsation et l’on découvre dans l’écriture des voix, entre l’écrit et le cri, la cohorte des irréguliers du langage, d’Artaud à Isidore Isou, de Max Jacob à Kurt Schwitters, de Céline à Verheggen, de Michel Leiris à Dotremont, de Queneau à Novarina, … Une voix royale de la poésie, occultée par les histoires de la littérature, déformées par leur acquiescement sans réflexion au legs de quelques siècles de lecture muette.

 

Les p’tits bonheurs 

Loin des poètes visionnaires, du lyrisme avantageux, des métaphysiques et des prophètes, il est aussi toute une cohorte des poètes de l’intime, des joies ténues, des petits bonheurs. On les découvre ironiques ou sentimentaux, dans ce montage doux, chaleureux, parfois pudique et comme à voix voilée, de Follain à Guillevic, de  Bernard Bretonnière à Paul de Roux, de Jean Rivet à Pierre Morhange, d’Umberto Saba à Jacques Prévert, mais aussi de Hugo au Baudelaire attendri devant la mère, de du Bellay à l’alexandrin Cavafy… « On appelle cela - dit le père Hugo - être content de peu ».

 

 

Les Poètes du voyage  

Plusieurs montages différents sur ce thème, composés de textes de Baudelaire, Apollinaire, Valéry Larbaud, Blaise Cendrars, Victor Segalen, Jodelle, Michaux, du Bellay, William Cliff, Mallarmé, Jean Michel Maulpoix, Rimbaud, Levet, Delvaille, Michaux, Pessoa, Cocteau, Calaferte, Brauquier, Michel Leiris, Paul Morand, Max Elskamp, Marcel Thiry, Michel Deguy, André Velter, Michel Butor, Jacques Reda,... Joyeux ou nostalgiques, mélancoliques ou rêveurs, inquiets ou insouciants, les poètes voyagent et leurs voyages deviennent musique et ces voyages, réels ou imaginaires, dessinent une carte étrange qui nous invite à la promenade dans la diversité des villes et des paysages  - ou au-dedans de nous-mêmes…

 

 

Au Cabaret des mots en folie 

Dans la tradition du cabaret littéraire qui a connu tant de succès à Montmartre au temps de Bruant et du Chat noir, un moment de pur bonheur dans l’humour et le délire verbal où des comédiens « allumés » jonglent, en textes et en chansons, avec les mots : humour noir, humour rose, humour rosse. Dans un désordre saugrenu et malicieux, les poètes tirent la langue ; ils font danser la grammaire et valser le bon sens. C’est la java des bombes atomiques, la complainte du hareng saur, le triomphe des poèmes hydrocéphales, la rengaine du fils de la femme poisson. Une sarabande de textes, de sketchs, et de chansons, de Boris Vian, de Robert Desnos, d’André Frédérique, de Boby Lapointe, de Raymond Queneau, de Jacques Prévert, d’Alfred Jarry, de Louis Calaferte, de Maurice Rollinat, de Charles Cros, d’Alphonse Allais, des Frères Jacques et de Charles Trenet,… Un spectacle joyeux, loufoque, tonique, plein de surprises, auquel on peut venir en famille : il réjouira tous les publics.

 

 

La poésie écrit le réel  

On croyait un peu vite que la poésie était le domaine du vague, du rêve, de l’indécis, de l’évasion. On la disait distraite, en dehors du réel. On la découvre ici, dans son âpre parti pris des choses, engagée avec exactitude et minutie dans la recherche de la restitution de l’objet, attachée à relever le défi des choses au langage. On la découvre aussi occupée à se coltiner le réel dans les luttes de l’histoire : poésie de la Résistance et de la déportation, poésie de l’exil, poésie d’après la Shoah chez Celan, poésie du combat palestinien chez Mahmoud Darwich, chants des femmes afghanes,… On y croise « Le rebutant » de Sampiero, et les « sonnets de la mort » de Bernard Noël, poème-limite de la torture en Algérie. Ponge s’y confronte ironiquement au savon et Verheggen aux rappeurs et aux slameurs.

 

 

Afriques, tam tam d’espoir et de révolte

La poésie africaine a transformé la poésie francophone en lui apportant au milieu du XXème siècle, au seuil de la décolonisation, un foisonnement d’images et de rythmes nouveaux. De l’Orphée noir de Sartre à Senghor et Césaire et jusqu’aux poètes africains actuels, des totems aux mythologies, de la grande sagesse archaïque à l’esclavage et aux guerres tribales, de la splendeur à la misère des corps, du « devoir de violence » aux famines endémiques, ce montage développe un panorama de la poésie africaine que traversent aussi les images du continent noir dans la poésie du monde (depuis le fameux Tu es nègre de Rimbaud).

 

 

Des mots et des mets – à table avec les poètes  

Un choix de textes poétiques autour de la table, de la gastronomie, de la gourmandise avec des auteurs comme Colette, Cendrars, Queneau, Franc-Nohain, Norge, Apollinaire, Jarry, Molière, Novarina, Saint Amant, Li Po, Cassou, Charles Cros, Ponge, Prévert, Desnos, Reverdy, … et deux textes surprenants de Jean Pierre Coffe, qui se prolongent par un florilège des poètes qui ont chanté le vin, la vigne et les vendanges, de Baudelaire à Omar Kayyam, de Claudel à Hölderlin, d’Apollinaire à René-Guy Cadou. Un moment rare de fête du goût et des mots qui peut, dans les pays de vignerons ou ailleurs, s’accompagner d’une dégustation qui en accroît la chaleur conviviale.

 

 

Couleur femme

C’est une polyphonie vibrante où les femmes poètes prennent la parole avec audace et liberté, avec joie, humour ou gravité pour dire autrement leur différence et revendiquer leur place dans le siècle et leurs droits à une égalité qui n’est encore parfois qu’illusoire. Leurs parcours, qui se croisent et se font écho, traversent toutes les révolutions formelles de la poésie, des formes classiques à la performance. Ce montage se présente d’abord comme une anthologie vivante de la poésie féminine du monde entier : Sapho, Valérie Rouzeau, Louise Labé, Christine de Pisan, Marina Tsvetaieva, Ingeborg Bachmann, Véronique Pittolo, Anna Akhmatova, Marianne Moore, Andrée Chédid, Emily Dickinson, Nelly Sachs, Sylvia Plath… Couleur femme célèbre aussi l’image de la femme, muse ou pécheresse, ange ou diablesse, figure du lointain désir ou corps brûlant, qui hante la poésie universelle de Diane à Nadja, d’Hélène à Elsa, des blasons du corps féminin aux égéries des surréalistes. On y croise les voix d’Aragon, de Prévert, de Villon, de Baudelaire, de Nerval, de Ronsard, de Desnos, de Senghor, de Stefan, d’Apollinaire et de Larbaud. La parole dite y rejoint la parole chantée. Une célébration  magnifique des plus hautes figures féminines de la poésie.

 

 

Poésie Circus

La figure du clown ou du saltimbanque hante la poésie et la peinture depuis la fin du siècle dernier comme un autoportrait travesti de l’artiste. Les poètes ne sont pas en reste. Ils aiment les forains, les acrobates, le clown, le jongleur, le dompteur, l’écuyère, le funambule, la ménagerie, le prestidigitateur. Ce spectacle rassemble les poèmes qu’ils ont consacrés à cette épiphanie dérisoire de l’art et de l’artiste et nous invite à rêver à ce moment où peintres et poètes eurent l’intuition qu’ils devenaient les animaux malades de la Grande Ménagerie Mondiale et où quelques-uns comprirent que le temps était venu de « la relève des dieux par les pitres ». On y entend des textes de Genet, Baudelaire, Nietzsche, Tardieu, Laforgue, Mallarmé, Gérard Bialestowski, Banville, Apollinaire, Rilke, Max Jacob, Verlaine… La musique de Nino Rota pour les clowns de Fellini emporte cette parade dérisoire et émouvante dans un tourbillon sans fin.

 

 

Des Poètes dans la Résistance 

Une lecture-spectacle originale qui évoque l’efflorescence de la poésie française au moment de la Résistance. Dans ce montage qui rappelle les conditions de publication dans une France occupée (clandestinité, parachutage de poèmes-tracts, poèmes cryptés…), qui situe les circonstances d’écriture de la plupart des textes, qui ne néglige pas non plus les différences politiques, religieuses des auteurs ni la réflexion sur les formes poétiques particulières à ce moment de l’histoire (retour aux formes classiques, au vers régulier, importance de la transmission orale,…), sont rassemblés des textes de Aragon, Max Jacob, Benjamin Fondane, René Char, Paul Eluard, Robert Desnos, Jean Tardieu, Eugène Guillevic, Pierre Emmanuel. On y retrouve aussi quelques-uns des Trente-trois sonnets composés au secret de Jean Cassou, des textes écrits par des déportés dans les camps, Primo Levi, Mosche Schulstein, des poèmes pamphlétaires et des chansons comme L’Affiche rouge de Ferré ou Le Chant des partisans.

(cette lecture-spectacle est parfaitement adaptée au programme de français et d’histoire des classes de troisième.)

 

 

Le Chant de la terre (Création 2011) 

Des Travaux et des jours d’Hésiode aux Géorgiques de Virgile, d’une petite cosmogonie magique de Jean Giono aux Géorgiques de Claude Simon et à Booz endormi de Hugo, des textes de Francis Ponge à La Terre de Zola, de Jean-Luc Parant et Bashô à Yves Bonnefoy, la Caravane des Poètes explore une relation millénaire de la littérature et de la terre. Dans cette riche moisson de grands textes se croisent, dans un montage à la liberté très étudiée, fables, contes, poèmes, réflexions, chansons et grandes pages de la littérature mondiale inspirées par le travail de la terre, ses cycles et ses mutations. Ou comment la parole humaine se confronte au mutisme des campagnes.

 

 

Variations autour « d’Infinis paysages » 

La Caravane des Poètes décline le thème choisi par la manifestation nationale 2011 du Printemps des Poètes sur les « Infinis paysages » et en propose plusieurs variations : paysages immobiles, paysage de ma chambre, paysages en voyage,… et paysages de copeaux. Sur ce thème, Henri Ronse a déjà tissé avec la collaboration artistique de René Farabet et de Marie Poumarat, un montage dense qui nous fait voyager des traductions d’Edgar Poe par Mallarmé au Pays de la Magie de Michaux, du gyroscope de Michel Butor à l’Arrière-pays d’Yves Bonnefoy, des paysages aurignaciens de Julien Blaine aux Images de Crusoé de Saint John Perse…

 

 

Espoir et révolte 

Depuis le début du XXème siècle et le discours des avant-gardes futuristes, dadaïstes et surréalistes, les enjeux de la poésie contemporaine ont profondément changé, alternant espoir et révolte, et demeurant en prise directe avec les événements du monde : montée des totalitarismes, guerres d’indépendance, discours de résistance … A l’impératif de « changer la vie » correspond l’impératif rimbaldien de « réinventer l’amour ». Ces révolutions de l’intime et du politique coïncident avec une révolution perpétuelle du langage. D’Apollinaire et Cendrars à Breton, Aragon et René Char, de l’émergence de la poésie de la négritude avec Césaire et Léopold Sedar Senghor à la découverte du lettrisme et de la poésie sonore, ce spectacle, à l’intérieur duquel on assiste au glissement de la lecture à la performance, impliquant un nouvel engagement physique du lecteur dans l’écrit, permet une découverte globale de la poésie vivante qui se conclut par des textes d’auteurs actuels tels Charles Pennequin, Julien Blaine, Valérie Rouzeau, Dominique Sampiero, Jean-Pierre Verheggen… Ce spectacle célèbre le pouvoir unique de la parole et ses métamorphoses, et débouche, au-delà des périodes historiques évoquées, sur les raisons de l’engagement et de la résistance aujourd’hui.

(cette lecture-spectacle est parfaitement adaptée au programme de français et d’histoire des classes de troisième.)



« Entre Engagement et Questionnement »                     

En cette période de plus en plus troublée de notre monde contemporain, la Caravane des Poètes a souhaité créer en 2015 un spectacle qui parle de l'engagement des poètes dans les grandes causes et les grands combats des XXème et XXIème siècles car, comme le dit Lawrence Ferlinghetti, "La  poésie peut encore sauver le monde en transformant la conscience"

Le montage retrace d'abord notre XXème siècle balayé par des guerres, faisant entendre la voix d'Apollinaire, amoureux de Lou, évoquant la Guerre 14-18, celle des grands poètes espagnols comme Neruda et Machado qui ont dénoncé « le sang dans les rues »; les voix des poètes de la Résistance avec Aragon, Eluard,... enfin celles des poètes français et algériens qui ont dénoncé la violence de la colonisation et le recours à la torture lors de la Guerre d'Algérie, comme Ludovic Janvier ou Yacine Kateb,...Sont évoqués aussi les grands combats pour les droits de l'homme et les libertés à travers la révolte emblématique de ceux qu'on appelait les «  nègres », portée par les poètes de la négritude qui ont tranformé la poésie francophone en lui apportant au milieu du XXème siècle, au seuil de la décolonisation, un foisonnement d'images et de rythmes nouveaux. Puis les troubles et les désordres de notre monde actuel avce des textes qui s'écrivent aujourd'hui comme ceux de la poète syrienne Maram Al-Masri et les révoltes d' Edith Azam, de charles Pennequin...


Ce spectacle interprété par quatre artistes, musiciens et chanteurs mêle poèmes et chansons dont plusieurs inédites et se termine par le magnifique texte de Guillevic qui évoque Le Goût de la paix, cette paix qui « a le goût des heures / Qu'on voudrait arrêter / [...] le goût des choses / Qu'on n'est pas sûr d'avoir tout près, le lendemain, / Pour y goûter plus fort ».


Cette création est aussi parfaitement adaptée pour les collégiens de 3ème et les lycéens